Flying Lotus, le maître du abstract hip-hop

Le californien Steven Ellison, aka Flying Lotus, se produira à la Machine du Moulin Rouge, un évènement organisé par La Rafinerie, en marge du “28 degrés festival”, ce jeudi 14 juillet.

Flying Lotus © Timothy Saccenti 2010

“De la fusion-électronique-hip-hop-jazz-trance-groove-sprituelle” , c’est ainsi que Flying Lotus définit sa musique. Un an après s’être produit à la Bellevilloise (Paris), il quitte une nouvelle fois Los Angeles, source d’inspiration intarissable selon lui, pour installer son matos à la Machine du Moulin Rouge. Il y livrera une prestation accompagné du batteur Richard Spaven, et du pianiste Dorian Concept, l’un des artistes de Brainfeeder, son label créé en 2008.

A 27 ans, ce natif de la cité des anges, signé chez Warp Records depuis 2007, a trois albums au compteur. Le tout dernier, “Cosmogramma”, sorti en 2010, sonne comme un voyage spirituel aux confins de l’univers astral. “L’album est comme un ride spirituel. Je veux emmener l’auditeur ailleurs, être avec lui au-delà de cette planète” , déclarait l’artiste au magazine Clark en mai 2010.

« Tea Leaf Dancers » – Reset (2007/Warp Records) 

Fly Lo, pour les intimes, est le petit-neveu de la harpiste Alice Coltrane qui fut l’épouse de  John, l’illustre saxophoniste.  Flying Lotus est donc le cousin du saxophoniste Ravi Coltrane. Le jazz constitue  l’une de ses influences majeures parmi le hip-hop westcoast, la soul, l’électro-acoustique ou encore le dubstep du style  DJ Hatcha. Simple technicien sur ses deux premiers albums, “1983” et “Los Angeles”, il incorpore des instruments de musique dans “Cosmogramma” et fait appel à Thom Yorke (Radiohead), à son cousin le saxophoniste Ravi Coltrane, à la harpiste Rebekah Raff ou encore au bassiste Stephen Bruner plus connu sous le nom de Thundercat.

« Breathe Something, Stella Star » – Los Angeles (2008/Warp Recors)

S’il rêve de collaborer avec la chanteuse Björk, le groupe Portishead ou encore le rappeur Lil’Wayne, il peut déjà se targuer d’avoir travaillé avec Kanye West, Mos Def, Erykah Badu, Common, M.I.A ou encore la chanteuse Andreya Triana. Sa musique et son travail de producteur lui valent également d’être comparé à de grands noms du hip-hop comme J Dilla (ancien membre du groupe “Slum Village”, décédé en 2006) ou le rappeur californien Madlib, avec qui il a également collaboré.

« Do The Astral Plane » – Cosmogramma (2010/Warp Records) 

Flying Lotus a su atteindre un style inimitable, où le son Nintendo se mêle aisément aux mélodies teintées d’un spiritualisme tendant vers des thèmes universels: amour, paix, tolérance, etc. Un spiritualisme que Steven Ellison tient notamment de ses “out-of-body experiences” (projections astrales) et des croyances de sa grand-tante, Alice Coltrane, passionnée par les hashrams de la culture hindoue. Les morceaux de Flying Lotus appellent l’auditeur à la méditation. C’est dans ce sens qu’il compte définitivement parmi ces artistes dont on aimerait voir la musique dépasser le cercle des initiés.

« Zodiac Shit » – Cosmogramma (2010/Warp Records)

Katia Touré

Article paru sur TeleObs.com le 11 juillet 2011.


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s