PLAYLIST #2: Afrique mirifique, Afrique psychédélique

De Dakar à Paris, histoire d’un hiatus jazzistique…

La tête dans le jazz sous les étoiles dakaroises, je me suis souvenue de palabres et sonorités qui subliment les nuits d’hivernage. J’ai parcouru quelques contrées d’une Afrique Noire multicolore, multi-rythmique, à la voix pure et romantique. J’ai remonté le temps à la recherche de quelques griots, musiciens ou poètes d’hier et d’aujourd’hui, glosé les récits de quelques conteurs émérites.

• Au salsero d’Africando, j’ai préféré le griot guinéen  Sekouba Bambino et son fameux « Kassa ». « Je vais chez toi pour que tu me rendes heureux », chante-t-il à son N’diati. 

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• Et Sidiki Conde, le danseur guinéen sans jambes, qui troque, ici, le profane contre le mystique. 

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• Au Mali, j’ai écouté Habib Koité conter l’histoire de Mali-Sadio, l’hippopotame de Bafoulabé.

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• Et la malienne Fatoumata Tounkara, qui, sur la guitare de son père Djelimady, demande pardon à  « la bien-aimée de Bamako ». 

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• De retour à Dakar, j’ai écouté le griot de Podor, Mansour Seck, acolyte de Baaba Maal. 

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A Saint-Louis du Sénégal, je suis allée sur les traces du griot et koriste virtuose Ablaye Cissoko.

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• Back in the late 80s.  A l’afro-zouk de feu Olivier N’Goma, le Gabonais et de Monique Séka, l’Ivorienne, j’ai opté pour cette ballade en lingala de M’Bilia Bel, la Congolaise. 

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• Je suis même allée jusqu’au 70s, pour danser sur les  les rythmes igbos et highlife du Nigerien Celestine Ukwu.

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• De retour en Guinée avec Pivi et les Balladins, j’ai écouté  Emile Beny Soumah qui, en 1972, cherchait l’amour dans les rues de Conakry. 

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• J’ai toutefois trouvé une pointe de jazz. Celle de Batsumi, groupe sud-africain, qui en 1974, enregistrait cet envoûtant « Itumeleng ».

Voici donc les quelques morceaux qui ont bercé mes nuits d’hivernage sous les étoiles dakaroises. Ces palabres et sonorités ont continué à virevolter dans ma tête jusqu’à ce que je retrouve mes nuits d’automne sous les étoiles parisiennes. Jusqu’à ce que revienne le jazz.

L’automne est une saison multicolore , comme le jazz : ciel gris, ciel bleu, feuilles vertes, oranges ou marrons, couleur pluie, couleur vent. Sans compter le grand mix de chaleur, de douceur et de fraîcheur. Un flot de variations météorologiques. Comme un flot d’improvisations. Multiples  fluctuations du cœur qui font vibrer les instruments.  Quel plaisir de connaître le jazz. Quel plaisir de l’écouter avec innocence. Quel plaisir d’en parler avec candeur… Installée sous la couette, avec une infusion de verveine à ma portée, je m’apprête à regarder le « Round Midnight » de Bertrand Tavernier. Un film de pluie, de grisaille, de voix enrouées, éprouvées par le temps, par l’automne de la vie. Je le regarde, ce film, mais je n’entends pas (encore) sa musique…


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